Le retour

Le retour
Si tu savais comme c'est dur,
De rentrer sans te croiser.
Avancer le long des murs,
Persister à te trouver.
Mais jamais tu ne m'attends.
Je suis seul, contre le vent.
Ton rire enfantin est mort,
Disparu de mon décor.
Ton sourire scintille au loin.
Dis moi viendras-tu demain?
Comme toujours j'attendrai .
Comme avant je partirai,
Vide de toute chaleur,
Comme demain, sans ton coeur.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 06:20

L'aquarium

L'aquarium
-Oh non !
-Quoi? Qu'est ce qu'il se passe?
-J'prends l'eau.
-Quoi?
-J'prends l'eau.
-Comment ça tu prends l'eau?
-Bah...J'prends l'eau.
-Comprends pas.
-J'ai les pieds trempés.
-Aaaaah. OK. J'ai compris.
-J'ai deux aquariums à la place des chaussures.
-Deux aquariums?
-Ouais.
-C'est tout?
-Ben... Ouais.
-Mais pourquoi?
-Pourquoi quoi?
-Pourquoi t'as pas de poisson?
-De poissons?
-Oui oui .
-Là, c'est moi ne comprends pas.
-Bah, tu parles d'aquarium.
-Mais c'est parce que j'ai des trous.
-Des trous? Où?
-Dans mes chaussures.
-Aaah, d'accord. Mais je ne vois pas le rapport avec l'aquarium...
-C'est parce que j'ai plein d'eau dans mes chaussures, comme un aquarium !
-Aaaah, j'y étais pas.
-J'avais remarqué.
-Et bah pas moi.
-Pas toi quoi? Tu n'avais pas remarqué?
-Non ! Moi je n'ai pas de trous.
-C'est normal tu as des bottes.
-N'empêche que moi, je n'ai pas de trous. Ni dans mes bottes ni dans mon aquarium.
-T'as un aquarium toi aussi?
-Oui, mais pas dans mes bottes, il est chez moi.
-Aaaah.
-Et mes bottes, tu as vu?
-Quoi?
-Elles sont en caoutchouc.
-En caoutchouc?
-Oui ! En caoutchouc sans trou.
-Sans trou? En caoutchouc sans trou?
-Oui.
-Moi je trouve que tu ressembles à une princesse.
-Une princesse?
-Oui, une princesse avec des bottes en caoutchouc.
-Avec des bottes en cacoutchouc?
-Oui, oui ! ! Une princesse avec des bottes en caoutchouc sans trou !
-Sans trou?
-Sans trou !
-Pas un.
-Pas un.
-Ni deux.
-Ni aucun. Sans trou ! !
-Bon, on y va?
-Tu veux aller où?
-Aller acheter des poissons.
-Des poissons?
-Mais oui !
-Pourquoi?
-Bah... Pour mettre dans l'aquarium de tes chaussures !

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 06:56

Modifié le lundi 07 septembre 2009 13:44

Avant c'est demain

Avant c'est demain
Avant, oui, car c'était avant,
Je me battais contre le vent.
Avant, reculant vers l'avant,
J'avançais vers l'arrière, avant.
Perdu, trébuchant, hésitant,
Et si demain c'était avant?
Les sentiers de mes mains s'emmêlent,
Mon futur était effacé,
Des lignes manquaient à l'appel,
Vais-je pouvoir les retrouver?
Mais dans ma lutte on m'a guidé,
Les bourrasques ce sont calmées.
Une lueur s'éveille au loin,
M'indiquant mon futur chemin.
Demain, oui, ce sera demain,
Je terminerai le sentier.
Et, lentement, de mes deux mains,
Je caresserai le plancher.
Demain, oui, je serai sur scène,
Demain, oui, après tant de peines,
Je jouerai comme je l'ai rêvé,
Je mourrai, le coeur apaisé.
Et si demain ils étaient là,
Venus de loin, juste pour moi.
Si demain, ils frappaient des mains.
Mais dis moi, tout ça, c'est demain...

# Posté le samedi 05 septembre 2009 16:33

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 13:54

De toi je n'oublierai rien

De toi je n'oublierai rien

De ton coeur, je n'oublierai pas la candeur


J'aimerais tellement pouvoir effacer,
Tous ces précieux instants que j'ai galvaudés.
J'aimerais tellement noyer à l'eau froide,
Nos trop nombreux différents et algarades.


De tes yeux, je n'oublierai pas la couleur.


Demain je partirai loin, pour un ailleurs,
Mais sache que ni les frimas de l'hiver,
Ni les insipides horreurs du tonnerre,
Ne terniront tous nos moments de bonheur.


De ta peau, je n'oublierai pas l'odeur.


Encore et toujours, je te serai affable.
Je panserai tes plaies et tes déchirures.
pour mon plus fidèle affidé, à coup sûr,
Je franchirai les pics insurmontables.


De tes mains, je n'oublierai pas la chaleur.

# Posté le lundi 10 août 2009 07:55

Bataille

Bataille
L'amour ça va et ça vient.
Il roule, court et s'arrête.
Il danse comme à la fête.
Mais s'il ne revenait pas?


L'amour il nous rend tous dingues.
Il file à toute berzingue,
Mais certains étant trop lents,
Continuent de vivre sans.


La haine s'immisce alors,
Et l'ancien amant aimé,
Celui que l'on pleure encore,
Devient l'être détesté.


Les reproches coulent à flots.
Les gestes se mêlent aux mots.
Les regrets sont implicites.
Ils dépassent les limites.


Au milieu de ces deux camps,
Se tient un intermédiaire.
Consumé pendant cette guerre,
Il souffre leur propre enfant.

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 16:28